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Avoir le meilleur gear

Que ce soit dans la photo ou dans n'importe quel autre domaine; un projet de passion vient probablement avec l'envie de posséder le meilleur matériel possible. C'est normal (peut-être un peu capitaliste), mais moi-même je suis victime de ces pensées intrusives.

Un besoin de maximiser son talent via les quelques pixels de plus qu'on peux posséder.

La réalité est: être créatif n'a pas besoin d'être dispendieux. La source de celle-ci ne provient pas de la caméra, de l'ordinateur ou de l'instrument de musique, mais de ta tête. Il ne faut surtout pas qu'un budget soit un frein à la création. Parce que bein franchement, on ferait pas souvent le saut dans de nouveaux projets si on se limitait à notre portefeuille.


Fun fact: cette photo a été prise avec une caméra argentique qui m'a coûté 12$ chez Renaissance.

Avoir le meilleur gear; c'est bien.

Savoir comment fonctionne ton gear: c'est pas mal mieux.


J'ai eu la chance de faire mes études au Cégep du Vieux Montréal en photographie, ce qui m'a permis d'approfondir le peu de connaissances que j'avais dès lors en débutant le programme (et d'en apprendre vraiment beaucoup plus que ce que je m'attendais).


Revenons dans le temps. J'étais en sabbatique durant une partie de l'année 2018 et possédais, en plus d'un sentiment d'être totalement perdu, une Canon Rebel T4i, que je m'étais offerte en 2015. C'était ma partner de créations de courts-métrages et de vlogues. Le trip est passé comme on dit. Je m'étais abonné à plusieurs photographes sur Youtube et commençait à comprendre le potentiel artistique de la photo. Comprenez-moi, oui je trippais sur la vidéo, mais jamais la photo ne m'était passée par l'esprit avant ça. Je trouvais ça pas mal moins stimulant et trippant que l'image animée.


J'ai donc commencé à apprendre ma caméra. Tentais de recréer avec mon appareil, les mêmes émotions des photos qui défilaient sur mon écran. Les vidéos que je créais avant ça étaient faites à la va-vite, sans comprendre le fonctionnement technique de celles-ci.


Youtube a été ma meilleure alliée, celle qui m'a fait passer du mode automatique à manuel. Dès le départ, j'ai constaté une amélioration dans la qualité de mes images. Ce qu'il me manquait par la suite, c'était de l'expérience sur le terrain. Plusieurs de mes amis se sont prêtés au jeu, m'ont permis d'essayer et m'ont aidés à développer un balbutiement de compréhension de mon geste de photographe.


J'ai commencé mes études avec cette même caméra, et là j'ai vraiment plongé dans sa mécanique.


J'ai pu réaliser mes premiers projets photo avec elle, ainsi que mes premiers contrats. J'ai fait mon premier festival en chanson de Petite-Vallée avec ce boîtier. Ce même boîtier avec qui j'ai filmé mes premières créations. Si on m'avait dit que je réaliserais de si beaux projets avec ma Rebel T4i, j'aurais été pas mal surpris, considérant que c'est une caméra d'entrée de gamme.


Est-ce que j'ai eu envie de changer de matériel pendant tout ce temps? Oui. Pas mal de fois en plus. Je n'avais pas le budget et n'en souffrais pas. J'avais la curiosité par contre, un besoin de pousser ma créativité et des gens autour de moi qui m'ont aidé à explorer ma démarche naissante. Maximiser son matériel devrait être le mot d'ordre de tout ces tutoriels que j'ai regardé.



NB: Perso, jamais je n'achèterais un boîtier de caméra neuf. Les lentilles oui. Marketplace est une boîte à surprise quant aux boîtiers abordables. Je travaille souvent avec une 5D Mark II, modèle qui date de 2008, mais qui atteint toujours les normes visuelles et techniques d'aujourd'hui. Donc dans l'usager, cette caméra est super abordable et encore pertinente!

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